LE PETIT REVISIONNISTE

La taupe révisionniste vous salue bien bas depuis les galeries du cyberespace underground! Acharnée dans sa quête d'exactitude, elle secoue les avalanches de propagande sur les responsables de guerre et l'histoire des camps et des tranchées des guerres de 1914-1918 et 1939-1945. Pour empêcher de nouvelles guerres absurdes, débusquons les mensonges de ceux qui campent sur nos libertés (NB: pour naviguer en arrière, cliquer sur le dernier message à droite)

15 Juni 2006

Mahmoud Ahmadinejad sur l'Holocauste

http://quibla.net/protocoles2006/protocoles16.htm
12/06/06 - La parole à Mahmoud Ahmadinejad - L'interview au Spiegel

NDLR Quibla : «Pour moi, cet homme est un deuxième Hitler. Il nie l'Holocauste, ce qui est illégal en Allemagne. Le gouvernement allemand ne devrait donc pas le protéger par l'immunité dplomatique. les autorités devraient plutôt ouvrir une enquête sur lui et l'inculper. »
Ces paroles sont de Charlotte Knobloch, dans une interview donnée à la Bild Zeitung, le 9 juin au lendemain de son élection comme présidente du Conseil central des juifs d'Allemagne, qui dit représenter les 105 000 juifs allemands et étrangers vivant en Allemagne. Madame Knobloch peut se rassurer : Ahmadinejad ne viendra pas assister au Mondial en Allemagne.
Elie Wiesel est, pour sa part, était allé plus loin. La veille, il avait déclaré au quotidien israélien Ha'aretz : «Je suis contre la guerre, je ne peux pas prendre sur moi de m'entendre dire que je suis en faveur de la guerre. Je ne suis pas un général, mais peut-être est-il nécessaire d'envoyer un commando pour détruire les installations nucléaires iraniennes. » Elie Wiesel, prix Nobel de la ...guere ?
Le président iranien suscite les foudres des sionistes et des conservateurs, mais aussi d'une bonne partie de la gauche laïque humaniste, pour deux raisons : il serait en train de préparer l' Iran à se doter d'une bombe atomique et il serait un négationniste de l'Holocauste des juifs. mais qu'a-t-il donc dit, exactement sur l'Holocauste ?

NDT : La presse française, en particulier le journal Le Monde sous la signature dAntoine Jacob (30 mai, p. 6), a largement édulcoré le contenu dun entretien accordé à Téhéran, le 22 mai, par le président iranien à trois journalistes allemands. Cet entretien a été publié dans Der Spiegel du 29 mai, p. 22-28. On en lira ci-dessous, dans une traduction française, trois extraits particulièrement significatifs. Au lecteur de se faire sa propre opinion.

Version anglaise intégrale :
http://anonymizer2.merletn.org/tcp://service.spiegel.de/cache/international/0,1518,418660,00.html

Premier extrait sur « lHolocauste »

- SPIEGEL : Il y a eu une grande indignation en Allemagne quand on a appris que vous viendriez peut-être au championnat du monde de football. Cela vous a-t-il surpris ?

- Ahmadinejad : Non, ce nest pas important ; je nai pas du tout compris comment cest arrivé. Cela navait aucun sens pour moi. Je ne peux comprendre toute cette agitation.

- SPIEGEL : Elle provient de vos remarques sur lHolocauste. Le fait que le président iranien nie le meurtre systématique des juifs par les Allemands provoque inévitablement de lindignation.

- Ahmadinejad : Je ne vois pas bien le rapport.

- SPIEGEL : Dabord, vous faites vos commentaires sur lHolocauste. Puis on annonce que vous allez peut-être vous rendre en Allemagne : cela déclenche une agitation. Alors, étiez-vous donc surpris ?

- Ahmadinejad : Non, pas du tout, parce que le réseau du sionisme est très actif dans le monde entier, y compris en Europe ; je nai donc pas été étonné. Nous nous adressions au peuple allemand. Nous navons rien à faire avec les sionistes.

- SPIEGEL : Nier la réalité de lHolocauste est passible de sanctions en Allemagne. Vous est-il indifférent quun mouvement dindignation vous frappe en retour ?

- Ahmadinejad : Je sais que le Spiegel est un magazine renommé. Mais je ne sais pas sil vous est possible de publier la vérité au sujet de lHolocauste. Etes-vous autorisé à tout écrire là-dessus ?

- SPIEGEL : Nous sommes, bien sûr, autorisés à écrire sur les acquis de la recherche historique de ces soixante dernières années. A notre point de vue, il ny a aucun doute sur le fait que les Allemands, malheureusement, portent la responsabilité du meurtre de six millions de juifs.

- Ahmadinejad : Hé bien donc, nous venons douvrir là une discussion tout à fait concrète. Nous posons deux questions très claires. La première est : lHolocauste a-t-il réellement eu lieu ? Vous répondez à cette question par laffirmative. La seconde question est alors la suivante : à qui la faute ? La réponse à cette question est à trouver en Europe et non en Palestine. Cest parfaitement clair : si lHolocauste a eu lieu en Europe, on doit pareillement trouver la réponse en Europe. En revanche, si lHolocauste na pas eu lieu, pourquoi alors ce régime doccupation .....

- SPIEGEL : ? Vous voulez parler de lEtat dIsraël ?

- Ahmadinejad : ? a-t-il pris place ? Pourquoi les pays européens sastreignent-ils à défendre ce régime ? Permettez-moi de soulever encore un autre point. Nous pensons que, si un événement historique est conforme à la réalité, cette réalité viendra dautant plus au grand jour quon multipliera les recherches et les débats à son sujet.

- SPIEGEL: Cest ce qui se fait depuis longtemps en Allemagne.

- Ahmadinejad : Nous ne voulons pas confirmer ou nier lexistence de lHolocauste. Nous nous opposons à tout type de crime contre quelque peuple que ce soit. Mais nous voulons savoir si ce crime a effectivement eu lieu ou non. Si oui, alors ce sont ceux qui en sont responsables qui doivent être punis, et non les Palestiniens. Pourquoi ne permet-on pas de conduire des recherches sur un fait qui sest produit il y a soixante ans ? Après tout, dautres événements historiques, dont certains remontent à des milliers dannées, font lobjet de libres recherches, et même les gouvernements soutiennent ces dernières.

- SPIEGEL : Monsieur le Président, si vous permettez, lHolocauste a eu lieu, il y a eu des camps de concentration, des documents sur lextermination des juifs, un grand nombre de recherches ont été réalisées et il ny a pas le moindre doute sur lHolocauste ainsi que sur le fait, et nous le regrettons amèrement, que les Allemands en sont responsables. Si nous pouvions ajouter un point : le sort des Palestiniens est une tout autre question, qui nous ramène au présent.

- Ahmadinejad : Non, non, les origines du conflit palestinien doivent être recherchées dans lhistoire. LHolocauste et la Palestine sont deux sujets directement liés lun à lautre. Et si lHolocauste a bien eu lieu, alors vous devriez permettre à des groupes impartiaux du monde entier de faire des recherches à ce sujet. Pourquoi restreignez-vous ces recherches à un certain groupe ? Je ne parle naturellement pas de vous mais des gouvernements européens.

- SPIEGEL : Maintenez-vous que lHolocauste nest quun « mythe » ?

- Ahmadinejad : Je naccepte quelque chose comme vérité que si jen suis vraiment convaincu.

- SPIEGEL : Même si tous les spécialistes occidentaux némettent aucun doute au sujet de lHolocauste ?

- Ahmadinejad : Mais il existe deux points de vue à ce sujet en Europe. Un groupe de spécialistes ou de personnes, la plupart avec des motivations politiques, disent que lHolocauste a eu lieu. Puis il y a le groupe de ces spécialistes qui représentent la position contraire et qui, à cause de cela, ont été, pour la plupart, emprisonnés. Par conséquent, un groupe impartial doit être formé pour enquêter et rendre un avis sur ce très important sujet. Car la clarification de cette question contribuera à la résolution de problèmes mondiaux. Sous le prétexte de lHolocauste, une polarisation très forte sest mise en place dans le monde et des fronts se sont formés. Il serait donc très bon quun groupe international impartial examine cette affaire afin de la tirer au clair une bonne fois pour toutes. Normalement, les gouvernements encouragent et soutiennent le travail de chercheurs sur des événements historiques et ne les jettent pas en prison.

- SPIEGEL : A qui faites-vous référence? De quels chercheurs parlez-vous ?

- Ahmadinejad : Vous savez cela mieux que moi ; vous en avez la liste. Ce sont des gens originaires dAngleterre, dAllemagne, de France et dAustralie.

- SPIEGEL : Vous parlez probablement, par exemple, de lAnglais David Irving, du Germano-Canadien Ernst Zündel, qui est jugé actuellement à Mannheim, et du Français Georges Theil, qui, tous autant quils sont, nient lHolocauste.

- Ahmadinejad : Le simple fait que mes déclarations aient provoqué des protestations aussi vives, bien que je ne sois pas européen, et aussi le fait que jaie été comparé à certaines personnes de lhistoire allemande [Adolf Hitler], montrent à quel point latmosphère est, pour les chercheurs, conflictuelle dans votre pays. Ici, en Iran, il ny pas dinquiétude à avoir.

- SPIEGEL : Si nous avons ce débat historique avec vous, cest pour une raison tout à fait actuelle : contestez-vous le droit à lexistence dIsraël ? [1]

- Ahmadinejad : Ecoutez, mes idées sont très claires. Nous disons que, si lHolocauste a eu lieu, alors lEurope doit en tirer les conséquences et ce nest pas la Palestine qui doit en payer le prix. Sil na pas eu lieu, alors les juifs doivent retourner là doù ils sont venus. Je pense quaujourdhui le peuple allemand est, lui aussi, prisonnier de lHolocauste. Soixante millions de gens sont tombés pendant la deuxième guerre mondiale ; la deuxième guerre mondiale a été un crime gigantesque. Tout cela, nous le condamnons ; nous sommes contre les effusions de sang, que le crime soit commis contre un musulman ou contre un chrétien ou un juif. Mais la question est : pourquoi, parmi ces soixante millions de victimes, seuls les juifs sont-ils au centre de lattention ?

- SPIEGEL : Ce nest pas le cas. Tous les peuples pleurent les victimes qua coûtées la deuxième guerre mondiale, les Allemands, les Russes, les Polonais et les autres aussi. Mais nous, en tant quAllemands, nous ne pouvons nous décharger dune culpabilité spéciale, cest-à-dire celle du meurtre systématique des juifs. Mais peut-être devrions-nous maintenant passer au sujet suivant.

- Ahmadinejad : Non, jai une question pour vous. Quelle sorte de rôle les jeunes daujourdhui ont-ils joué dans la deuxième guerre mondiale ?

- SPIEGEL : Aucun.

- Ahmadinejad : Pourquoi devraient-ils éprouver des sentiments de culpabilité envers les sionistes ? Pourquoi devraient-ils, de leur poche, en payer le prix aux sionistes ? Si des gens ont commis des crimes dans le passé, alors ils auraient dû être jugés il y a soixante ans. Un point, cest tout ! Pourquoi le peuple allemand doit-il être humilié aujourdhui parce quau cours de lhistoire un groupe de gens a commis des crimes au nom des Allemands ?

- SPIEGEL : Le peuple allemand daujourdhui ne peut plus rien y faire. Mais il y a une sorte de honte collective pour ces actes commis au nom de lAllemagne par nos pères et nos grands-pères.

- Ahmadinejad : Comment une personne qui nétait pas même née à lépoque peut-elle être considérée comme responsable en droit ?

- SPIEGEL : Pas en droit mais moralement.

- Ahmadinejad : Pourquoi inflige-t-on un tel fardeau au peuple allemand ? Le peuple allemand ne porte aujourdhui aucune responsabilité. Pourquoi le peuple allemand na-t-il pas le droit de se défendre ? Pourquoi mettre ainsi en laccent sur les crimes dun groupe au lieu, bien plutôt, de mettre en relief le grand héritage culturel allemand ? Pourquoi les Allemands nauraient-ils pas le droit dexprimer librement leur opinion ?

- SPIEGEL : Monsieur le Président, nous sommes bien conscients que lhistoire de lAllemagne ne se résume pas aux douze années du Troisième Reich. Néanmoins, nous devons accepter que des crimes horribles ont été commis au nom de lAllemagne. Cela nous ladmettons, et cest une grande réalisation des Allemands dans lhistoire daprès-guerre que davoir affronté leur passé de manière critique.

- Ahmadinejad : Etes-vous prêts à dire aussi cela au peuple allemand ?

- SPIEGEL : Oh oui, nous le faisons.

- Ahmadinejad : Accepteriez-vous alors quun groupe neutre demande au peuple allemand sil partage votre opinion ? Aucun peuple naccepte sa propre humiliation.

- SPIEGEL : Dans notre pays toutes les questions sont autorisées. Mais, bien sûr, il y a des radicaux de droite en Allemagne qui se montrent non pas seulement antisémites, mais aussi xénophobes, et nous les considérons effectivement comme un danger.

- Ahmadinejad : Jai une question à vous poser : combien de temps cela va-t-il durer ? Combien de temps encore, croyez-vous, le peuple allemand doit-il être lotage des sionistes ? Quand cela va-t-il se terminer : dans vingt, cinquante, mille ans ?

- SPIEGEL : Nous ne pourrions parler quen notre nom. Le Spiegel nest lotage de personne ; le Spiegel ne soccupe pas seulement du passé de lAllemagne et des crimes des Allemands. Dans le conflit palestinien, ce nest aucunement sans le critiquer que nous sommes du côté dIsraël. Mais il est un point auquel nous voulons nous tenir fermement : nous sommes critiques, nous sommes indépendants, mais nous nallons pas tolérer, en tout cas pas sans protestations, que le droit à l'existence de lEtat dIsraël, où vivent un grand nombre de survivants de lHolocauste, soit mis en question.

- Ahmadinejad : Cest précisément là ce que nous disons. Pourquoi devriez-vous vous sentir obligés à lendroit des sionistes ? Sil y a vraiment eu un Holocauste, Israël doit se situer en Europe et non en Palestine.

- SPIEGEL : Voulez-vous à nouveau déplacer tout un peuple soixante ans après la fin de la guerre ?

- Ahmadinejad : Cinq millions de Palestiniens sont sans patrie depuis soixante ans. Cest étonnant : depuis soixante ans vous versez des réparations pour lHolocauste et vous devrez encore payer pendant cent ans. Mais pourquoi le sort des Palestiniens nest-il pas ici un objet de la discussion ?

- SPIEGEL : Les Européens soutiennent activement les Palestiniens car naturellement nous avons aussi une responsabilité historique pour quenfin la paix sinstalle dans cette région. Mais ne partagez-vous pas cette responsabilité ?

- Ahmadinejad : Oui, mais lagression, loccupation et le rappel de lHolocauste ne conduisent pas à la paix. Ce que nous voulons, cest une paix durable ; nous devons prendre le problème à la racine. Je suis heureux de constater que vous êtes des gens honnêtes et admettez que vous êtes obligés de soutenir les sionistes.

- SPIEGEL : Ce nest pas ce que nous avons dit, Monsieur le Président.

- Ahmadinejad : Vous avez dit « Israéliens ».[2]

- SPIEGEL : Monsieur le Président, nous parlons de lHolocauste parce que nous voulons aborder le sujet dun éventuel armement nucléaire de lIran, raison pour laquelle lOccident vous considère comme un danger.

- Ahmadinejad : Certains groupes en Occident aiment à qualifier les choses ou les gens de dangereux. Mais, je vous en prie, vous êtes libres den juger comme bon vous semble.

- SPIEGEL : La question fondamentale est : voulez-vous des armes nucléaires pour votre pays ?

- Ahmadinejad : Permettez-moi de vous proposer un sujet de discussion : combien de temps croyez-vous que le monde pourra être gouverné par les discours de quelques puissances occidentales ? Chaque fois quon a quelque chose contre quelquun, alors se donnent libre cours propagande et mensonges, avec diffamations et chantage. Combien de temps cela va-t-il durer ?


Deuxième extrait sur « lHolocauste »

- Ahmadinejad : Je crois que ceux qui emprisonnent les gens qui font des recherches sur lHolocauste préfèrent la guerre à la paix.


Troisième extrait sur « l'Holocauste »

- Ahmadinejad : Je métonne et me demande pourquoi vous adoptez et défendez fanatiquement la position des politiciens européens. Vous êtes un magazine et non un gouvernement. Dire que nous devrions accepter le monde tel quil est signifie que les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale devront rester des puissances victorieuses pour encore mille ans et que le peuple allemand devra être humilié pour mille ans encore. Pensez-vous que ce soit là de la vraie logique ?

Interview recueillie à Téhéran, le 22 mai 2006, par Stefan Aust, Gerhard Spörl et Dieter Bednarz.

Notes :
[1] Les journalistes du Spiegel sont statutairement obligés, au moment de la signature de leur contrat d'embauche, de souscrire l'engagement de défendre le droit d'existence de l'Etat d'Israël (NDT).
[2] Cest quand le journaliste de Spiegel a dit « nous n'allons pas tolérer, en tout cas pas sans protestations, que le droit à l'existence d'Israël, où vivent un grand nombre de survivants de l'Holocauste, soit mis en question" que le président iranien a compris que son journal se soumettait inconditionnellement au gouvernement israélien. Il n'y a pas que pour le législateur que "nommer" ou "désigner" revient, somme toute, au même. (NDT)

http://service.spiegel.de/cache/international/spiegel/0,1518,418660,00.html

May 30, 2006
SPIEGEL INTERVIEW WITH IRAN'S PRESIDENT AHMADINEJAD
"We Are Determined"
In an interview with SPIEGEL, Iranian President Mahmoud Ahmadinejad discusses the Holocaust, the future of the state of Israel, mistakes made by the United States in Iraq and Tehran's nuclear dispute with the West.

Sous-titre d’une photo : “By siding with Iran, the Europeans would serve their own and our interests.”
(…)
“SPIEGEL: Denying the Holocaust is punishable in Germany. Are you indifferent when confronted with so much outrage?

Ahmadinejad: I know that DER SPIEGEL is a respected magazine. But I don't know whether it is possible for you to publish the truth about the Holocaust. Are you permitted to write everything about it?

SPIEGEL: Of course we are entitled to write about the findings of the past 60 years' historical research. In our view there is no doubt that the Germans -- unfortunately -- bear the guilt for the murder of 6 million Jews.

Ahmadinejad: Well, then we have stirred up a very concrete discussion. We are posing two very clear questions. The first is: Did the Holocaust actually take place? You answer this question in the affirmative. So, the second question is: Whose fault was it? The answer to that has to be found in Europe and not in Palestine. It is perfectly clear: If the Holocaust took place in Europe, one also has to find the answer to it in Europe. (…)

Ahmadinejad: Look here, my views are quite clear. We are saying that if the Holocaust occurred, then Europe must draw the consequences and that it is not Palestine that should pay the price for it. If it did not occur, then the Jews have to go back to where they came from. I believe that the German people today are also prisoners of the Holocaust. Sixty million people died in the Second World War. World War II was a gigantic crime. We condemn it all. We are against bloodshed, regardless of whether a crime was committed against a Muslim or against a Christian or a Jew. But the question is: Why among these 60 million victims are only the Jews the center of attention?

SPIEGEL: That's just not the case. All peoples mourn the victims claimed by the Second World War, Germans and Russians and Poles and others as well. Yet, we as Germans cannot absolve ourselves of a special guilt, namely for the systematic murder of the Jews. But perhaps we should now move on to the next subject.

Ahmadinejad: No, I have a question for you. What kind of a role did today's youth play in World War II?

SPIEGEL: None.

Ahmadinejad: Why should they have feelings of guilt toward Zionists? Why should the costs of the Zionists be paid out of their pockets? If people committed crimes in the past, then they would have to have been tried 60 years ago. End of story! Why must the German people be humiliated today because a group of people committed crimes in the name of the Germans during the course of history?

SPIEGEL: The German people today can't do anything about it. But there is a sort of collective shame for those deeds done in the German name by our fathers or grandfathers.”