LE PETIT REVISIONNISTE

La taupe révisionniste vous salue bien bas depuis les galeries du cyberespace underground! Acharnée dans sa quête d'exactitude, elle secoue les avalanches de propagande sur les responsables de guerre et l'histoire des camps et des tranchées des guerres de 1914-1918 et 1939-1945. Pour empêcher de nouvelles guerres absurdes, débusquons les mensonges de ceux qui campent sur nos libertés (NB: pour naviguer en arrière, cliquer sur le dernier message à droite)

16 Juni 2006

LE RÉVISIONNISME ISSU DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

http://www.aaargh.com.mx/fran/histo/premGM/PremGM.html
ou
http://daaargh.narod.ru/fran/histo/premGM/PremGM.html

LE RÉVISIONNISME ISSU DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

Ancêtre du révisionnisme moderne

LES TEXTES

Georges DEMARTIAL, La Légende des démocraties pacifiques, 1939, 119 p. en pdf.

Georges DEMARTIAL, 1939 La Guerre de l'imposture, 1941, 91 p. en pdf.

Georges DEMARTIAL, Le mythe des guerres de légitime défense, 1931, 159 p., en pdf

Gustave DUPIN, M. Poincaré et la guerre de 1914. Etude sur les responsabilités, Librairie du Travail, 1935, 155 p. en pdf

POURQUOI NOUS OUVRONS CETTE PAGE

Cette page consacrée au révisionnisme de la première guerre mondiale a pour but de le resituer dans ses origines historiques afin de lui rendre sa hauteur de perspective et sa position éthique. Le révisionnisme dépasse très largement le cadre de la seconde guerre mondiale et de l'holocauste dans lequel les circonstances historiques l'ont enfermé aux yeux du public. Le révisionnisme historique trouve son origine dans le courant pacifiste de la Grande guerre. L'expression vient de sa volonté exprimée d'une révision du traité de Versailles. Quelques hommes, dont vous retrouverez les textes ici, malgré la censure et les menaces ont tenté de déconstruire le discours de propagande issu du besoin des gouvernants de justifier la guerre et de mobiliser les consciences. Avec le tournant du vingtième siècle se dessine une nouvelle figure de la diplomatie de la guerre.

La guerre faisait jadis partie du Droit des gens et on en admettait la légitimité à titre préventif; pour enrayer la montée en puissance d'un autre Etat: "Une plus longue paix mettrait cet autre en état de le détruire, et l'attaque est alors le seul moyen d'empêcher cette destruction" (Montesquieu, De l'esprit des lois, chap. X). Avec l'établissement des sociétés républicaines, le développement de la grande presse, le changement des caractéristiques générales des guerres, qui deviennent des guerres totales, les conflits ont changé de physionomie. Ils sont désormais des conflits de peuples. Les justifications d'hier ne peuvent dès lors plus avoir cours. De guerres de conquête, il faut maintenant faire des guerres de légitime défense, car seules celles-ci peuvent mobiliser les masses.

La propagande devient alors une arme comme une autre, c'est-à-dire qu'on l'utilise avec la même absence d'état d'âme et la même absence de limitation dans ses moyens. On lancera au-dessus des villes ennemies par aéroplanes des tracts par milliers proclamant que la guerre du droit et les nobles causes sont de l'autre camp, on ouvrira des lignes budgétaires pour soudoyer une tourbe de journalistes, unanimes dans la vénalité (voir L'abominable vénalité de la presse). La question des responsabilités est passée au premier plan. Celle-ci relevant de l'histoire, cette propagande infernale ne pourra exister que servie par l'élite intellectuelle et universitaire, dont la faillite morale est visible par tous (voir G. Demartial, La mobilisation des consciences).

Dans la recherche des responsabilités, face aux moyens de la propagande officielle, il a fallu faire oeuvre révisionniste, opposer à la puissance la précision, à la masse l'exactitude, aux discours les documents. Cette propagande cherche d'emblée à masquer deux ordres de faits: la question de l'antériorité des mobilisations et les conditions du traité d'alliance qui nous lie à la Russie. Avant-guerre, il est admis dans nombre de textes officiels et de traités militaires que la mobilisation est déjà le début des hostilités. Cette vérité prenait, pour des raisons stratégiques connues de tous, une acuité toute particulière pour l'Allemagne, prise en étau entre ses deux adversaires. Son plan Schlieffen devait automatiquement suivre la mobilisation russe. Il fallait donc cacher l'antériorité de celle-ci par rapport à la mobilisation allemande mais aussi autrichienne.

Dans ce but, le Livre jaune français de 1914 (mais aussi le Livre orange russe avec la pièce n * 47) n'a pas hésité à recourir aux faux. Le télégramme n * 117 de Viviani à Paléologue qui commence ainsi: "Le gouvernement allemand, prétendant que le gouvernement russe a ordonné la mobilisation totale de ses forces de terre et de mer, a décidé à midi de proclamer l'état de danger de guerre", voit disparaître l'incidente "prétendant que". Le 118, télégramme de Paléologue, est une pièce fabriquée. Se réduisant à une phrase: "La mobilisation générale de l'armée russe est ordonnée" dans l'original révélé après-guerre par Renouvin, il est grossi dans le Livre jaune d'un long paragraphe rédigé à Paris sur les mobilisations antérieures de l'Allemagne et de l'Autriche et la nécessité où s'est trouvée la Russie d'agir comme elle l'a fait (voir L'évangile du Quai d'Orsay).

Pour les conditions de l'alliance franco-russe, Le Livre jaune avait révélé par la pièce 101 que la France s'était engagée à "remplir toutes les obligations de l'alliance", mais ces obligations restèrent longtemps inconnues, y compris des parlementaires qui votèrent les crédits de guerre. Ce n'est qu'en août 1918 que le gouvernement français publia un Livre jaune sur l'alliance franco-russe où l'on apprit que cette alliance était purement défensive, et ne jouait que si l'Allemagne mobilisait la première. De ces brèches dans l'historiographie officielle, de ces "victoires du révisionnisme", l'un des facteurs les plus déterminants fut les événements de la révolution russe de 1917, par la nécessité où furent les maîtres d'oeuvre de la propagande de devancer les révélations que ne manquerait pas de faire le gouvernement révolutionnaire, puis d'y répondre. La publication du Livre noir des documents diplomatiques du tsarisme est à ce titre un événement décisif. Passé sous silence ou à peine évoqué par les historiens universitaires, son authenticité n'a pourtant jamais été contestée. Suivront les Documents allemands à la faveur du changement de gouvernement après guerre, collationnés par Kautsky, essentiels eux-aussi.

L'histoire de ce mouvement et de sa censure est trop semblable à celle du révisionnisme de la seconde guerre mondiale pour qu'il soit besoin d'y insister. Vous y retrouverez les mêmes énormités du mensonge, la même impudence à les répandre, les mêmes procès en sorcellerie, la même ladrerie universitaire, le même silence assourdissant face au scandale, les mêmes tentatives de quelques-uns de rester fidèles à la vérité. Pour cela déjà, ces hommes ont connu intimidations et procès et furent convaincus du délit de s'exprimer. Demartial, premier catalyseur en France de ce courant avec la création pendant la guerre même (1916) de la Société d'études documentaire et critique de la Guerre, fut cité à comparaître devant le conseil de l'ordre de la Légion d'honneur dont il était membre , et suspendu pour cinq ans (voir l'Affaire Demartial, dans la revue Europe, XVII, n* 66, 15 juin 1928). Cette Société d'études documentaire et critique de la Guerre avait deux buts principaux: l'un scientifique de détermination des responsabilités de la guerre et l'autre, plus pratique, de regroupement des forces pacifistes et internationalistes dispersées en vue de travailler à l'aboutissement d'une paix négociée. Ce travail d'inspiration pacifiste aboutira lui-même dans l'entre-deux guerres à des oeuvres de réflexion comme celles du philosophe Félicien Challaye, du sociologue hollandais De Ligt ou du romancier Victor Margueritte.

Sur la question des responsabilités et des origines du conflit, d'autres tentatives verront le jour en France, du côté anarchiste avec Gouttenoire de Toury, publié par la revue Clarté, des auteurs d'horizons divers comme Pozzi, Dupin, Chéradame, en Allemagne avec Morhardt, Montgelas, Kautsky ou aux Etats-Unis avec Harry Elmer Barnes et Sidney Bradshaw Fay. Les travaux se multiplieront dans les années 20 et 30, donnant, avec la chape de plomb qui s'abattra après le second conflit mondial, un saisissant contraste de vigueur polémique et de liberté d'expression. Ce sont là les sources d'inspiration de P. Rassinier et on y reconnaît les différentes dimensions de son _uvre, son pacifisme pratique et théorique, ses études sur la question des responsabilités, son combat sur la question du prétendu génocide des juifs n'ayant par rapport à cela qu'un caractère accidentel déterminé par les circonstances du moment et les besoins des forces victorieuses du conflit.

Cet ancrage du révisionnisme dans le courant pacifiste est-il essentiel et qu'en reste-t-il ? La réponse à cette question se trouve dans les ambiguïtés du pacifisme, qui peut entrer dans l'arsenal d'une propagande de guerre et constituer une imposture. A ce titre, l'_uvre d'André Chéradame est essentielle, qui montre comment l'Allemagne vaincue militairement continue la guerre sous d'autres formes et a intérêt à instrumentaliser ce courant. Chéradame est sans doute le seul auteur de cette page à préconiser la guerre mais il fait un travail révisionniste car à partir d'enquêtes de terrain, il déconstruit les discours, y compris gouvernementaux ; ce qui lui valut, après un début de reconnaissance, de tomber dans l'oubli malgré une carrière d'écrivain politique de plus de quarante ans. Il est amené ainsi à réviser le révisionnisme des Gérin et des Fabre-Luce dont on ne peut manquer de penser que parfois, en effet, ils tordent le bâton dans l'autre sens et il lui est facile de rétorquer que si les documents exhumés par les bolcheviques prouvent que les Russes ont stipendié journalistes et écrivains, il serait naïf d'imaginer que les Allemands se sont privés de cette ressource. Faut-il donc rejeter cette filiation pacifiste et voir dans le révisionnisme, non plus un courant, mais une méthode ? Le mot perd alors tout sens spécifique et le révisionnisme s'identifie de ce point de vue avec la méthode historique elle-même. Le révisionnisme ne peut avoir de signification propre que comme courant, et la question de la paix est présente comme but chez tous ses représentants, chacun tentant de corriger les distorsions introduites dans le discours par des visées agressives qui ne disent pas leur nom (chez Chéradame, celles du pangermanisme). C'est par un mouvement logique que les plus conscients d'entre eux, pour rester fidèles à cette inspiration, ont été conduits à tenter de dépasser les ambiguïtés du pacifisme. P. Rassinier, en écrivant Le discours de la dernière chance ne fait que continuer les efforts de F. Challaye, V. Margueritte, B. de Ligt, pour essayer de penser un pacifisme "intégral", qui ne soit pas de circonstance et instumentalisable, et qui détermine les conditions ultimes de la paix, d'une paix durable. Là se trouve le but ultime du révisionnisme et il touche à la philosophie (comme le souci des critères épistémologiques d'établissement de la vérité). Les philosophes sont d'ailleurs nombreux dans les sources de P. Rassinier (Alain, Jaurès, Michel Alexandre, F. Challaye ).

A une époque où on voit à nouveau les grandes puissances se lancer dans des guerres de conquête, en Afgh anistan, en Iraq, et ailleurs demain, on voit que la cause de la paix et la recherche des vraies raisons de la guerre, si manifestement occultées aujourd'hui par les Bush, Blair et compagnie, sont indissolublement liées et justifient tous les révisionnismes. On touche ici à leur commune origine.


Ce texte a été affiché sur Internet à des fins purement éducatives, pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée par le Secrétariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat est <aaarghinternational at hotmail.com>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.

1 Comments:

  • At 17.6.06, Blogger elpetitorevisionisto said…

    Il est intéressant de noter que les historiens officiels et bien nourris, membres de l'historial de Péronne, et souvent d'origine juive, sont les mêmes qui avalisent la pseudo-réalité des atrocités commises par les soldats allemands, et ceux qui prétendent que les Français étaient contents de devenir de la chair à canon !
    Qui défendent-ils ?

    Voir http://litek.ws/aaargh/fran/actu/actu06/actu0604print.html
    Conseils de révision

    Actualités du printemps 2006

    Touchez pas au grisbi

    A ceux qui ne font pas partie des camarillas universitaires, et tout spécialement celle des historiens, Le Monde du 11 mars 2006 apprend qu'il se mène une "guerre de tranchées entre historiens" de la Grande Guerre. L'article du judéocontrôleur Jean Birnbaum est accompagné d'intéressantes photos d'époque, dont l'une qui montre un soldat, pipe au bec, qui vient remplir une gourde à une rangée de tonneaux. La légende est naïvement intitulée "poste de distribution d'eau"! Comme si les troufions marchaient à l'eau! Comme si l'on ignorait que ces terribles années dans les tranchées avaient été un facteur majeur dans l'alccolisation des jeunes hommes, et en particulier des conscrits bretons qui y avaient découvert la vinasse du Languedoc, jusque là inconnue dans leur région où la vigne ne pousse pas...

    On apprend donc que le champ du travail historique sur la Grande Guerre s'est polarisé en deux groupes qui se font, à leur tour, la guerre, une guerre de papier et de subventions, de postes et de gloire merdiatique.

    Les uns sont les "péronnistes", regroupés autour d'un truc bizarrement appelé Historial de Péronne (voir historial.org). Ils tiennent que les poilus étaient enthousiastes; c'est la version "fleur au fusil". «Tout le mystère est là: massivement la chair à canon a accepté d’être la chair à canon» dit Annette Becker, prof à Paris X, la fifille à Jean-Jacques Becker, prof à Paris X, gentiment poussé à la retraite, mais président de cet Historial. Il y a du népotisme partout. Mais, quand on y réfléchit, cette phrase d'un cynisme inouï donne la chair de poule: Comme si les millions de jeunes hommes jetés dans cette guerre avaient été, finalement, volontaires! On sent déja toute la fausseté d'une pareille monstruosité. Certes, à la mobilisation d'août 14, beaucoup ont pensé faire leur devoir patriotique dans une affaire qui allait les mener, en quelques semaines, à Berlin, pour tirer la moustache du Kaiser. Nul ne s'attendait à ce qui allait se passer, l'enlisement, les tranchées et les bombardements.

    L'autre camp pourrait être appelé celui des "craonnistes", du nom de la ville de Craonne, dans le secteur du front qui vit les grandes mutineries de 1917, longtemps passées sous silence, et qui ont donné, récemment, à réfléchir, et même à célébrer avec un discours remarqué de Jospin, qui réhabilitait, sur le plan officiel, ceux qui avaient quand même été fusillés pour traîtrise. Ils ont formé une association dont le siège est à Craonne (voir crid1418.org). Ils insistent sur le fait que les soldats étaient forcés de se battre et qu'ils renâclaient fort.

    Comme toute dichotomie mène au manichéisme, les perronnistes seraient à droite et les craonnistes à gauche. Voire.

    Les perronnistes rassemblent la crème des universitaires, aussi parce qu'ils contrôlent les flux financiers, non négligeables, qui vont avec les crédits de recherche, les bourses d'étude et de voyage, l'organisation des commémorations, les colloques, les publications, etc., bref, ce qui fait le pouvoir et la gloire des gens de l'Université. L'Historial est évidemment doté d'un "Conseil scientifique" qui ne manque pas de nous renseigner. On y trouve d'abord les Becker. (Signalons que le Papa de Fifille a signé la pétition des historiens du 12 décembre 2005, qui réclame l'abolition des lois mémorielles, tout comme un autre membre du Comité, Antoine Prost, un sale opportuniste de Paris I.) Les Becker sont donc installés sur le trône, comme de vulgaires pharaons. On trouve aussi le sinistre Kaspi, André, quintessence de la nullité intellectuelle, mais juifissime qui contrôle un certain nombre de positions-clés dans le champ professionnel; un chercheur de l'EHESS, Christophe Prochasson qui s'est signalé par un article haineux contre Jean Norton Cru, nous y reviendrons; notre vieille connaissance Henry Rousso, qui est là juste pour faire joli, ses compétences étant ailleurs; Jean Stengers, qui, tout au début de l'affaire Faurisson, avait lancé une attaque contre nous, qui ne manquait pas d'intérêt, et puis il est rentré dans sa coquille; Antoine Prost donc, déjà épinglé dans notre dossier sur les pétitions de la fin 2005, Français, encore un effort... http://www.aaargh.com.mx/fran/livres6/34-19.pdf. Sans compter une ribambelle d'obscurs mais avec grades.

    Du côté des craonnistes, on trouve la piétaille sans galons. Le prolétariat de la recherche. Et encore, même pas tous professionnels. Ils peuvent donc être l'objet du légitime mépris des sorbonagres. Seulement, note avec aigreur Le Monde, qui est évidemment du côté des perronnistes, ils l'emportent sur le plan médiatique. Les films, les émissions de télé penchent beaucoup, ces temps-ci, vers la souffrance et la révolte des poilus, et les pontes de la scholastique dominante ne semblent même pas en mesure d'en récupérer les miettes, ce qui entretient leur aigreur.

    Nous voyons ce tableau avec satisfaction. Il est normal que la réflexion historique, qui aurait grand tort de se prétendre "scientifique", entraîne des polémiques. "Débats et combats" était le titre d'une rubrique célèbre des Annales, animée par Lucien Febvre. Que nos ennemis traditionnels soient tous dans un même camp est également normal. Qui se ressemble s'assemble.



    Mais dans cette affaire certaines choses nous concernent et en particulier le statut du témoignage comme source historique et la critique extraordinairement circonstanciée qu'en a faite Jean-Norton Cru, dans son gros livre paru en 1929, Témoignages. Il a passé en revue près de 250 témoignages écrits et imprimés et le résultat de son approche minutieuse est assez dévastateurs pour les plumitifs qui entendent souvent jouer au héros une fois la guerre finie. La discussion du travail de Cru est parfaitement légitime et nous pourrions même y participer. Or cette discussion est horriblement viciée aujourd’hui par le fait que nous, les révisionnistes, nous réclamons Jean-Norton Cru comme faisant partie de notre Galerie des Ancêtres. Nous affirmons qu'il a entrepris une étude révisionniste des témoignages sur la Grande Guerre, et que Rassinier a voulu faire l'équivalent de ce travail pour les témoignages qui portaient sur la vie dans les camps de concentration de la Seconde guerre mondiale. Le fait que nous pourrions avoir raison sur ce point est une source de douleur lancinante pour les historiens académiques, qui ont des carrières à faire, et qui ont beaucoup de mal à contourner le travail de J.-N. Cru. L'idée qu'ils pourraient avoir quelque chose de commun avec les révisionnistes leur flanque une diarrhée verte. Pendant longtemps, ils sont parvenus à l'oublier. Et puis le livre est ressorti, réimprimé aux Presses Universitaires de Nancy en 1993. Jean Stengers (voir le Comité, plus haut) prétend même avoir contribué à le faire revivre, ce qui nous fait bien rire. Les pontes, menacés d'association à un revizo-donc-antisémite (Cru ne parle jamais des juifs, ce qui le rend suspect), légitimement inquiets pour leur gagne-pain, sont donc silencieusement requis d'attaquer Cru et de le disqualifier. Ce faisant, ils s'assurent un parcours sans-faute vers la retraite. On a vu ainsi un Christophe Prochasson, déja signalé ici, lancer une attaque vicieuse. (Voir Conseils de révision, août 2004). Nous reproduisons son texte pour montrer un exemple de l'hypocrisie universitaire. (http://www.aaargh.com.mx/fran/livres6/prochassonCru.pdf) La Fifille, elle, passe carrément aux voies de fait. Le Monde écrit: «L'équipe de l'Historial considère ainsi que ses détracteurs [= craonnistes] comme les héritiers directs de Jean Norton Cru, cet ancien poilu qui publia en 1929 un célèbre essai intitulé Témoins, consacré aux écrits des combattants. "Avant de se convertir au pacifisme, Norton Cru avait été un soldat extrêmement consentant et patriote. Il a ensuite passé le reste de sa vie, avec une mauvaise foi extraordinaire, à s'intéresser à tous ceux qui avaient été contre la guerre, quoi qu'en disent ses descendants d'aujourd'hui, qui font comme lui... en coupant les citations", s'amuse Annette Becker.» Le seul qualificatif que cette sortie nous suggère est celui de "salope". Fifille est une salope. On voit tout de suite que ces gens-là ne reculeront devant rien pour garder leur fromage.

    Mais alors de l'autre côté? Ces craonnistes sont menés au combat par un certain Frédéric Rousseau, dont les états de service sont présentés à l'adresse suivante:

    http://www.crid1418.org/a_propos/biobiblio/rousseau_bb.htm

    On voit là les manœuvres qui se déroulent sur le champ de bataille. Puis on constate que ce F. Rousseau a pondu un livre intitulé Le Procès des témoins de la Grande Guerre. L'Affaire Norton Cru, paru au Seuil, qu'il commente en ces termes: «Dans le débat d’une violence extravagante qui oppose aujourd’hui certains historiens aux témoins (on pense à l’expression «dictature du témoignage» employée par Stéphane Audoin-Rouzeau et Annette Becker, ou encore à l’assimilation implicite et gratuitement malveillante de l’œuvre de Jean Norton Cru avec les productions négationnistes survenues après 1945 par Christophe Prochasson), ce livre plaide pour l’apport irremplaçable du témoignage: récit de vie et de mort, qui donne du sens et de la chair à la guerre trop abstraite dans les autres types de sources; indépassable lorsqu’il s’agit de partager, dans la limite du possible, l’expérience humaine des combattants.»

    Or ce livre ne nous avait pas échappé et nous avions fustigé d'importance la cuistrerie de ce Rousseau (Conseils de révision, juillet 2003). On voit que la leçon n'a pas servi.





    Jean-Norton CRU



    Il n'y a qu'une issue à ces guerres picrocolines: revenir à Jean Norton Cru, s'inspirer de son exemple, qui peut être appliqué à tous les grands conflits et toutes les grandes affaires, confronter, disséquer les témoignages, exercer une méfiance systématique et se défier des grandes envolées lyriques. En attendant, on devrait épurer sérieusement la corporation des historiens, qui semble ravagée par le virus du "politiquement correct". Le confinement ne semble pas devoir suffire, il faudrait éliminer les élevages contaminés. L'armée avait la charmante coutume de la décimation: on fait sortir du rang un homme sur dix et on le fusille. Ça fait réfléchir les autres.

     

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